Quand la religion donne aux femmes Vikings une place importante

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Les femmes pouvaient hériter de la ferme à la mort de leur époux.

On parle souvent des Vikings, leur caractère,  leur force. On se les imagine hommes-guerriers, virils et chevelus… mais les femmes dans tout ça ? « La société viking reste basée sur un fonctionnement de patriarchie. Le rôle de la femme est relativement similaire au reste de l’Europe pour l’époque« , explique Aksel Klausen, archéologue. Sur le terrain la majorité de l’année, il travaille l’été comme guide dans la ferme viking d’Avaldsnes.
Qu’est-ce qui faisait la différence par rapport aux autres pays alors ? La religion, semble-t-il. « Les interactions entre genres étaient différents par rapport aux chrétiens », explique Aksel. Ainsi, une femme pouvait être une figure religieuse importante. C’est ce que nous ont notamment appris les fouilles du bateau-tombe d’Oseberg. Les corps de deux femmes ont été mis au jour. L’une, manifestement de haut-rang -une reine peut-être- est décédée d’un cancer aux alentours de ses 80 ans. La seconde, d’une vingtaine d’années a un rôle encore débattu par les spécialistes. Certains d’entre eux, dont Aksel, ont tendance à croire que cette dernière, voire les deux, avai(en)t un rôle religieux.
D’ailleurs, chez les Vikings, les hommes « pratiquant des activités de femmes étaient vus comme non-virils et ils étaient stigmatisés« . Ils en étaient de même pour ceux qui portaient des vêtements féminins.  Ceux qui échappaient à cette règle étaient les seideman, les sorciers. »Ils étaient les seuls à pouvoir briser ce tabou« , glisse Aksel. Peut-être cela réside dans le fait que leur rôle pouvait également être tenu par une femme. « D’ailleurs, il y a en a qui est respecté de tous et qui pourtant pratique des activités transgenres : c’est Odin« , sourit l’archéologue. Rien que ça.

Femmes de terrain et de pouvoir.
« Selon les régions,  les règles sont différentes,  le rôle de la femme a donc pu l’être également« , souligne avec prudence Aksel Klausen. S’ il fallait en parler tout de même,  l’archéologue reconnaît que les femmes ont des « libertés différentes« . « L’homme représente une moitié et la femme l’autre. Ensemble, ils forment un tout« , raconte Aksel. La femme viking est plutôt associé au foyer. Elle pouvait également gérer la ferme en l’absence de son époux. Si ce dernier est tué,  elle pouvait même hériter de la propriété. « Le chef avait un statut que l’on appelait « gode ». Son épouse en avait un équivalent et était appelée « goda » », raconte encore l’archéologue.

Inger et Marit participent à la ferme viking d'Avaldsnes depuis quelques années

Inger et Marit participent à la ferme viking d’Avaldsnes depuis quelques années

La société Viking fonctionnait à l’aide de sorte de parlements appelés « ting », au sein desquels les hommes libres et possédant leurs propres terres pouvaient s’ exprimer. La veuve d’un tel homme avait la possibilité de prendre sa place au ting et se représenter elle-même. « Elles décidaient elles-mêmes », confie dans un sourire Inger, institutrice à la retraite qui participe au village viking d’Avalsdnes. A ses côtés,  son amie Marit va même plus loin : « c’est pour ça que l’on a des droits égaux en Norvège. Pour moi, ça vient de la place des femmes à cette époque« . Nul doute en tout cas,  que les femmes norvégiennes ont gardé une certaine force de caractère.

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