A la rencontre des druides d’Auvergne

Eh oui, on continue avec les druides, peut-être l’aurez-vous compris : ils deviennent essentiels à mes recherches pour mon tome 3. Momentanément en terres auvergnates, j’ai vite réalisé que le passé celte était très fort par ici, et à force de recherches, j’ai découvert qu’on y trouvait même… des druides.

Cette rencontre s’est produite il y a de nombreux mois de cela. Je me suis entretenue longuement avec un premier. Quelques semaines plus tard, il m’a convié à nous voir à nouveau, en compagnie d’un jeune aspirant. Si je n’ai pas écrit cet article avant c’est que j’ai longuement hésité à le faire. Comment raconter ces rencontres un peu hors du temps ? Sous quelle forme ? Et puis j’en ai conclu qu’un article traditionnel ne ferait pas l’affaire. Mais la beauté d’un site comme celui-ci… c’est que c’est pas bien grave de sortir un peu des clous ! Car je ne suis pas là pour faire du journalisme, mais pour vous faire partager mes découvertes et mes avancées sur le chemin tortueux qu’est l’écriture.

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des druides lors de notre voyage au coeur de l’île d’Anglesey. Le druide que j’ai rencontré m’a d’ailleurs confirmé qu’il s’agissait d’un haut lieu énergétique, d’un sanctuaire. Les « tout savants » comme on les appelle également, prône une transmission du savoir oral et celui que j’ai rencontré ne faisait pas exception à la règle, « mais on écrit un peu maintenant », avoue-t-il tout de même. Il a été initié par sa famille, comme beaucoup d’autres. « Ce n’était pas vraiment un choix, je voyais des choses que d’autres ne voyaient pas », m’a-t-il dit. Sa grand-mère l’a alors pris sous son aile « on va t’apprendre des choses mais tu n’en parles pas », lui a-t-elle confié.

Les druides puisent leur savoir et leur force de la nature et ils étaient reconnus pour leur savoir. L’homme avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger recevait régulièrement des gens « pour tout et n’importe quoi ». Car le savoir du druide est multiple et il ne se cantonne pas à un rôle de guérisseur. « Le role du druide est de rétablir l’harmonie quand c’est possible et nécessaire », m’a-t-il résumé.

Le druide se sert des plantes, des énergies de la terre, mais aussi des ondes électromagnétiques. D’ailleurs lorsqu’il soigne quelqu’un, c’est souvent dans les forêts, car elles contiennent de nombreux haut-lieux énergétiques.

Druides : un système hiérarchisé

Mon interlocuteur identifie une cinquantaine de druides en France. Il y en a certainement beaucoup plus qui revendiquent ce titre. « Ceux qu’on voit habillé de blanc, c’est du ciné, du folklore. Les faux-druides ont de l’ego, un goût du pouvoir et de l’argent, ils sont souvent agressifs vis-à-vis de nous car on ne les reconnaît pas », me confie-t-il.

Avant de devenir druide, il y a toute une série d’étapes que je vais essayer de retranscrire. On commence par être impétrant (candidat), ce qui se résume par une période d’observation de 6 mois. Puis, on devient novice complet, que l’on reste de 6 mois à 1 an. Vient l’aspirant druide  pendant environ 3 ans. A noter que cette « période probatoire » peut être rallongée d’un an ou deux.

L’aspirant devient alors Marcassin pendant 3 ans minimum mais il est possible que son chemin s’arrête là et qu’il garde ce rôle toute sa vie.

Idem pour le Vâte, qui peut réaliser un certain nombre de choses mais qui ne pourra pas enseigner.

Ce qui compte pour progresser, c’est le niveau de conscience. Plus l’ego monte et plus le niveau de conscience baissera.

Pour ceux qui ont encore la possibilité de continuer le chemin, ils pourront prétendre au titre de druide ou ban-drui (femme druide). Mais pour cela, il faut avoir au minimum 41 ans, « pour une question de crédibilité » me dira-t-on. On adopte alors un nom, qui est débattu et accepté par l’assemblée.

Après cela, il est également possible de devenir grand druide : magos, le mage, ou Atrawon, le grand maître spirituel. Il en existe 500 sur toute la planète me dit mon interlocuteur. Plus rare encore : l’être réalisé. On en trouve moins de 20 dans le monde.

Deux vies à  concilier

Découverte d'un lieu de pouvoir dans le Puy-de-Dôme

L’aspirant que je rencontre est jeune : il a 22 ans. Mais son mentor le dit à un niveau de conscience plus élevé qu’un druide déjà. Pourtant, âge oblige, il ne portera probablement pas ce titre avant deux décennies. C’est en faisant du Taï Chi que le jeune homme a commencé à ressentir une chaleur en lui, une énergie. Lorsqu’il arrive en 1ère année de médecine, il réalise qu’il veut explorer davantage ces énergies et commence par se former au magnétisme. Bien sûr, il est extrêmement discret sur ses activités druidiques « les deux ne peuvent pas cohabiter ». Même si…

 

Aujourd’hui, il dit vouloir s’orienter vers la psychiatrie, la « médecine de l’âme ». Parce qu’il n’y a « pas de spécialisation âme ou spirituel ou énergétique », me dit-il en souriant. Mais au-delà de vouloir lier ces deux mondes que tout n’oppose pas tant que ça, le jeune homme a réalisé que la pratique de la médecine et des énergies lui faisait du bien. A lui, et à ceux qu’il transmet.

Pourquoi ces mondes ne s’opposent pas… eh bien, l’hypnose par exemple, qui commence à faire son nid dans la médecine dite « moderne » et que les druides revendiquent aussi. « Il y a un créneau à prendre », grâce à cette petite ouverture, reconnait l’aspirant.

Au fil de mes conversations avec ces deux hommes de deux générations bien différentes mais aux liens indéfinissables je commence à faire des liens. Mes voyages, mes recherches sur les différentes mythologies, au final, toutes ces croyances se font écho les unes des autres. La nature a une place privilégiée. Les énergies… de la Terre ou des Hommes.

Quant à retranscrire ça dans mes « Légendes Vivantes »… à moi de trouver l’équilibre.

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